Le télescope en verre solide est conçu pour l’espace extra-atmosphérique

Un télescope, surnommé V4 et un jumeau identique à celui-ci, a volé sur la mission GEOstare1 de LLNL, où il a été utilisé pour démontrer sa capacité à maintenir la conscience de la situation du système de contrôle du vaisseau spatial et des contrôleurs au sol.

Chaque satellite moderne dispose d’un ou deux suiveurs d’étoiles. Ces télescopes de navigation se fixent à l’extérieur du satellite pour pouvoir voir le ciel. Ils se verrouillent sur une étoile connue, comparent la position du satellite par rapport à la position de l’étoile, puis calculent dans quelle direction le satellite est pointé et son orientation.

En règle générale, les télescopes spatiaux ont deux miroirs optiques – un plus grand primaire et un plus petit réflecteur secondaire – qui se font face. Si les miroirs se désalignent, l’image devient floue. Pour garder les miroirs alignés, une structure coûteuse les maintient en place. La conception rend les lunettes sujettes aux dommages causés par les vibrations au décollage. C’est pourquoi de nombreux satellites transportent deux, voire plus, des suiveurs d’étoiles; il y a une sauvegarde en cas d’échec.

Cette approche pourrait bien fonctionner avec les satellites traditionnels, qui sont relativement grands, mais elle est loin d’être idéale pour les versions actuelles. Les chercheurs cherchent aujourd’hui à étirer les budgets, ils construisent donc des nanosatellites (de la taille d’une grande boîte à chaussures et pesant moins de 22 lb) et des microsatellites (environ la taille d’un réfrigérateur de dortoir et pesant plusieurs centaines de livres).

Un télescope, surnommé V4 et un jumeau identique à celui-ci, a volé sur la mission GEOstare1 de LLNL, où il a été utilisé pour démontrer sa capacité à maintenir la conscience de la situation du système de contrôle du vaisseau spatial et des contrôleurs au sol.Un télescope, baptisé V4 et jumeau identique à celui-ci, a volé sur la mission GEOstare1 de LLNL, où il a été utilisé pour démontrer sa capacité à maintenir la conscience de la situation pour le système de contrôle de l’engin spatial et les contrôleurs au sol.

Lorsque les engins spatiaux sont aussi petits, l’espace (volume) et le poids deviennent encore plus critiques et doivent être utilisés avec parcimonie. Pour tirer le meilleur parti de la charge utile limitée de ces petits satellites, des chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratry développent un petit télescope monolithique (MonoTele).

Il se compose d’une seule plaque de silice fondue, ce qui lui permet d’agir comme une lentille optique sans miroir. Au lieu de cela, des formes optiques et des revêtements réfléchissants aux extrémités du bloc le transforment en un télescope solide. Il n’a jamais besoin d’être aligné, ce qui simplifie considérablement la conception tout en minimisant les besoins en taille, en poids et en puissance. Avec beaucoup moins de pièces mobiles, il est plus durable et moins susceptible d’être endommagé en vol.

Des télescopes spatiaux MonoTele d’une taille allant d’un pouce (appelé minimonolithe) à 14 pouces ont été construits et testés. Plusieurs ont déjà volé dans l’espace et ont bien performé. À l’avenir, ils seront utilisés dans des nano-satellites pour observer la Terre, établir la conscience de la situation et la navigation.

Les ingénieurs de Livermore travailleront sur le MonoTele pour fonctionner dans d’autres bandes de longueurs d’onde, telles que les ultraviolets et les infrarouges à ondes courtes, et comme instrument spectrométrique. Ils souhaitent également ajouter des mécanismes de focalisation compacts et de faible puissance pour les missions nécessitant des capteurs optiques plus performants et plus flexibles.